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Gaby

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LIVRES et Disques

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Tobie et Léah

De Albert Bensoussan et Déborah Bensoussan – Editions Apogée

ISBN : 978-2-84398-459-4 – 119 pages – 15 Euros

 

Léah est secrète. Dans ses lettres, elle apparaît voilée. Elle porte le masque. C’est sa force de séduction. C’est aussi la clef de tout érotisme. La femme est pour l’homme une énigme qu’il faut apprendre à déchiffrer. C’est ainsi que naît le désir. Voici ce qu’écrit Tobie : « Tu es mon Indienne, fuyante et réservée –ne sont-ils pas tous sur –dans– la réserve ? Alors que je voudrais –j’attends– que tu te donnes, te livres et délivres le secret de ton âme. Ma démarche, en entamant ce que j’imagine être un dialogue possible, obéit avant tout à ce dévoilement de toi. » Étrange pouvoir de la femme, Léah lit en son amant mieux que lui en elle. Elle connaît le masochisme des hommes. Pour se faire aimer, elle sait aussi se faire détester, jouant sur la jalousie en lui racontant par le détail ses rencontres avec d’autres hommes, tel William : « Nous regagnâmes nos deux chambres contiguës,  nous assurâmes que toute la maisonnée s’était endormie, puis, William, drapé dans une robe de chambre imprimée cachemire dissimulant une nudité trop frêle à son goût, me rejoignit. Il retourna mon corps docile, s’agenouilla derrière moi, et ce fut ainsi quatre soirs de suite… », écrit-elle. Les lettres qu’échangent Tobie et Léah sont un aiguillon, mais celui-ci pourrait s’avérer fatal. « Désolée, je sais que cet “amour vache” entre nous, c’est moi qui l’ai initié. J’ai quémandé pour sortir de la tiédeur des ébats convenus… », écrit encore Léah.

 

Albert Bensoussan est bien connu des milieux littéraires, à la fois par son œuvre personnelle qui a commencé en 1965 avec son premier livre, « Les Bagnoulis », et par ses traductions des grands écrivains sud-américains.

 

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L’antisémitisme dans la France profonde

De Franck Goldberg – Editions Judaïsme

ISBN : 978-2-35687-348-4 – 220 pages – 19 Euros

 

Je suis né à Paris en 1956. Ma famille - des immigrants juifs de Galicie - est arrivée en France en 1925, fuyant les persécutions, la répression et l'antisémitisme dont elle était la victime. Reconnaissants envers leur pays d'accueil, qu'ils se représentaient issu d'un conte de fées, ils souhaitaient donner à leurs enfants une culture française, leur lueur d'espoir. Jamais je n'aurais pensé quitter brutalement la France.

Et pourtant, soixante ans après la libération des camps, j'ai choisi l'exil...» Parti en Afrique pour une mission commerciale, l'auteur, déçu et meurtri, reprend un vol trois ans plus tard. En France, il trouve à se loger dans une vieille maison en plein centre d'Orléans. Dans la nuit du 18 au 19 octobre 2003, à l'ombre de la cathédrale, il va vivre un événement bouleversant, une scène - comme un retour inexorable vers le passé - si puissante que sur le moment il préfère l'attribuer à un mauvais coup du sort, sans y croire.

Fouillant loin dans sa mémoire pour comprendre ce qui lui est arrivé, l'auteur nous ouvre la porte du petit appartement parisien de son enfance dans le Marais.

 

Franck Goldberg, autodidacte, a été employé et dirigeant d'entreprise. L'«affaire d'Orléans» ne déclencha ni solidarité ni réaction appropriée de la part de ceux censés s'y impliquer. Depuis, il a choisi de vivre à l'étranger avec sa famille.

 

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La médecine du Talmud

De Ariel Toledano – Editions In Press

ISBN : 9782-84835-275-6 – 255 pages – 19 Euros

 

 

Qu'en est-il des connaissances médicales dans le Talmud ? Quelle influence ont eu les médecins grecs ou romains sur ceux de l'époque talmudique ? Comment ce savoir médical - retranscrit entre l'an 200 et 500 après J-C - pourrait-il être précurseur des sciences modernes ? Pour répondre à ces questions, Ariel Toledano nous entraîne dans une plongée au coeur de cet océan de connaissances qu'est le Talmud, véritable encyclopédie des traditions du peuple juif, où le médecin est un des acteurs de la société juive de l'époque.
Anatomie, règles d'hygiène et de nutrition, sexualité, grossesse, naissance, maladies, traitements, les sages du Talmud nous instruisent sur chacun de ces aspects. Bien des fois, leurs observations et leurs conseils nous saisissent par leur intuition, leur justesse et leur modernité. Etudier les maladies en fonction de l'atteinte de tel ou tel organe, c'est exactement l'objet de la médecine moderne.

Ainsi, le but religieux que poursuivaient les rabbins du Talmud les a guidés sur le chemin des sciences modernes et de la médecine d'aujourd'hui. Une formidable aventure médicale, intellectuelle et humaine que ce livre se propose d'explorer.

 

Ariel Toledano est médecin, spécialisé en phlébologie et en médecine vasculaire. Il est l'auteur d'une dizaine d'ouvrages médicaux. Il a organisé et animé de nombreux colloques sur des questions de société liées à l'éthique médicale. Il est conseiller titulaire de la chambre disciplinaire du Conseil de l'Ordre des médecins en Ile-de-France et membre de la Société française d'histoire de la médecine.
Initié
dès son plus jeune âge aux textes de la tradition juive, il travaille depuis plus de cinq ans à la rédaction de ce livre.

 

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Mon Holocauste

De Tova Reich – Editions Cherche Midi

ISBN : 978-2-7491-4103-9 – 337 pages – 19,50 Euros

 

 

Bienvenue dans la famille Messer. Le père et le fils, Maurice et Norman, vivent par et pour le génocide juif. Le premier dirige le musée de l'Holocauste de Washington, le second préside une société, Holocaust Connections, Inc., chargée de distribuer une appellation "Holocauste compatible" aux produits de ses clients. Autour d'eux se presse une foule de donateurs, d'artistes, d'intellectuels, tous soucieux d'obtenir un label socialement désirable et commercialement rentable.
Tout va pour le mieux jusqu'au jour où Nechama, la fille de Norman, décide de se convertir au catholicisme et d'entrer au carmel d'Auschwitz. Avec ce roman furieux, sans hypocrisie ni tabou, Tova Reich s'en prend, sous la forme d'une satire irrésistible, aux "professionnels de l'Holocauste".

 

Fille de rabbin, ex-femme du directeur du musée de l'Holocauste de Washington, Lova Reich est romancière. Mon Holocauste est son premier livre publié en France.

 

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On ne veut rien vous prendre… seulement la Vie

De Barbara Engelking – Editions Calmann-Levy

ISBN : 978-2-7021-4430-5 – 328 pages – 24,90 Euros

 

On le sait peu mais entre fin 1942 et début 1943, 120 000 à 250 000 juifs polonais parvinrent à s'échapper des ghettos ou des trains de la mort. Le plupart cherchèrent refuge chez des paysans ou se cachèrent dans les bois. Preuves à l'appui, ce livre permet de comprendre pourquoi seuls 30 000 à 40 000 juifs polonais survécurent dans ces conditions.

 

Barbara Engelking, psychologue et sociologue de formation, est l'auteur de nombreux ouvrages sur la Shoah. Elle est la directrice du jeune Centre de recherche sur l'extermination des Juifs (Académie polonaise des Sciences) qui a renouvelé l'histoire de la Shoah en Pologne.

 

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Istanbul la Sépharade

De Esther Benbassa – Editions CNRS

ISBN : 978-2-271-08326-5 – 224 pages – 29 Euros

 

1492 constitue un tournant capital dans l'histoire du peuple juif. Cette année-là fut expulsée d'Espagne la plus nombreuse des communautés juives médiévales. En l'espace d'une cinquantaine d'années, la grande majorité des Sefaradim - l'équivalent hébraïque d'"Espagnols" - se disperse autour du Bassin méditerranéen, en Italie, dans les Balkans, au Levant, et en Afrique du Nord. Dans l'espace de la Turquie actuelle, et plus spécifiquement à Istanbul, une nouvelle aire culturelle sépharade émerge et se maintient jusqu'au XXe siècle.
Sous domination ottomane pendant presque 400 ans, ce peuple, minoritaire, bénéficie d'un modèle d'organisation qui lui permet de sauvegarder son identité ethnico-religieuse. Immersion dans l'univers sépharade stambouliote, ce livre fait revivre cette communauté, qui compte encore aujourd'hui environ 20 000 membres. Un passionnant voyage dans le temps pour évoquer par touches successives leurs quartiers, leurs métiers, leur mode de vie, leur culte, leurs visages riants et leur confiance dans l'avenir.

 

Esther Benbassa est directrice d'études à l'Ecole Pratique des Hautes Etudes (Sorbonne) où elle est titulaire de la chaire d'histoire du judaïsme moderne, et directrice du Centre Alberto-Benveniste d'études sépharades et d'histoire socioculturelle des Juifs. Elle est par ailleurs sénatrice du Val-de-Marne.

 

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Identité séfarade et littérature francophone au xx siècle

De Elisabeth Schulz – Editions L’Harmattan

ISBN : 978-2-343-02443-1 - 408 pages – 39,50 Euros

 

Ce travail de recherche nous présente l'assimilation française des Juifs séfarades, non au travers de théories, mais grâce à la vision personnelle des trois grands écrivains que sont Albert Cohen, Albert Memmi et Naïm Kattan, qui la transposent dans leur premier roman en langue francophone (respectivement Solal, La statue de sel et Adieu Babylone). Honte de soi et honte des parents alternent avec l'attrait de l'Europe, incarnée par de belles femmes bourgeoises ; les blessures de l'antisémitisme alternent avec la vocation d'écrivain...
Et de ces tiraillements et contradictions, l'écriture tire son essence. Ce temps passé est déconstruit afin d'être analysé mais surtout afin d'être partagé avec le lecteur et de susciter chez lui une réflexion. Les écrivains cités entreprennent aussi de déconstruire le mythe de l'errance juive, en rappelant qu'ils faisaient partie de communautés bien enracinées dans leurs pays respectifs, et ce depuis des siècles.
La mythification de la France et celle de la femme volent conjointement en éclats tandis que la perte de la mère fait écho à la perte de la terre natale. Il ne reste alors qu'à reconstruire... Entreprise que nous découvrons à travers plusieurs thèmes, dont celui de l'enracinement judaïque du christianisme, rappelé avec insistance par Cohen, ou encore celui de Babylone, non plus symbole d'exil mais au contraire de pérennité chez Kattan.
Ainsi, on découvre une littérature juive qui, tout en s'inscrivant dans la continuité de la littérature française, prend plaisir à la séfaradiser... et ainsi, celle qui "assimilait" devient elle-même assimilée !

 

 

Elisabeth Schulz a été diplômée à l'université Denis Diderot (Paris 7) en 2013, pour sa thèse sur l'assimilation française des séfarades. Actuellement, elle enseigne un cours sur la littérature francophone et les Juifs méditerranéens à l'université hébraïque de Jérusalem, tout en poursuivant ses recherches et ses publications.

 

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Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier

De Patrick Moddiano – Editions Gallimard

ISBN : 978-2-07-014693-2 – 145 pages – 16,90 Euros

 

Albert Modiano, orphelin à quatre ans, n'a pas connu son père, un aventurier toscan[] juif d'Alexandrie, né à Salonique et établi en 1903 avec la nationalité espagnole, comme antiquaire à Paris, 5 rue de Châteaudun[], après une première vie à Caracas[]. Élevé avec son frère[], square Pétrelle[] puis square de la rue d'Hauteville[], par une mère anglo-picarde[], dans un certain abandon, c'est âgé de trente ans que ce futur père rencontre dans le Paris occupé, en octobre 1942[], Luisa Colpeyn, la future mère de l'écrivain, alors traductrice à la Continental[]. Τrafiquant de marché noir dans sa jeunesse, vivant dans le milieu des producteurs de cinéma originaires d'Europe centrale[], Albert Modiano a été, juste avant la guerre et après quelques échecs dans la finance et le pétrole[], gérant d'une boutique de bas et de parfums, sise 71 boulevard Malesherbes[]. Après sa démobilisation[], il s'est trouvé sous le coup de la loi du 3 octobre 1940 contre les juifs mais ne s'est pas déclaré au commissariat[] comme il en avait l'obligation. En février 1942, soit six mois avant le décret du 6 juin 1942 portant application de cette loi et organisant les déportations, il est entré dans la clandestinité à la suite d'une rafle[] et d'une évasion[]. Introduit dans ces circonstances par un ami banquier italien[], ou par la maîtresse d'un de ses dirigeants[], au bureau d'achat du SD (le service de renseignements de la SS)[] qu'il fournira par le marché noir[], « Aldo Modiano[] » a, au moment de sa rencontre avec Louisa Colpeyn, commencé d'accumuler une fortune[] qui durera jusqu'en 1947[]. Désormais protégé des arrestations, mais pas des poursuites[], il s'installe début 1943[] 15 quai de Conti[] avec sa nouvelle compagne, là où vécut l'écrivain Maurice Sachs, qui y laissa sa bibliothèque[]. Le couple mènera la vie de château[] et fréquentera la pègre[] jusqu'à la Libération, qui coïncide avec la naissance de leur fils aîné. L'enfant est confié à ses grands-parents maternels venus à Paris pour cela, renforçant chez lui le flamand comme langue maternelle[]. En septembre 1949, sa mère rentre de vacances à Biarritz sans lui, l'y laissant pour deux ans à la nourrice[] de son frère Rudy, né le 5 octobre 1947[]. C'est là qu'à cinq ans, il est baptisé, en l'absence de ses parents, et inscrit dans une école catholique[]. Début 1952, sa mère, rejetante qui souhaite assurer ses tournées en province, installe les deux frères à Jouy-en-Josas, où ils deviennent enfants de chœur, chez une amie dont la maison sert à des rendez-vous interlopes[][]. L'arrestation en février 1953 de cette amie pour cambriolage[] le ramène pour trois ans[] dans un foyer désuni[] où les seuls signes d'attention viennent du catéchisme.

 

Jean Patrick Modiano naît dans une villa-maternité du Parc des Princes à Boulogne-Billancourt[], 11 allée Marguerite[]; il est le fils d'Albert Modiano et de Louisa Colpijn  « moitié hongroise, moitié belge »[], (née en 1918), comédienne flamande arrivée à Paris en juin 1942[], connue ultérieurement sous son nom d'actrice de cinéma belge Louisa Colpeyn[].

 

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Rescapés d’Auschwitz

De Alain Vincenot – Editions L’Archipel

ISBN : 978-2-8098-1611-2 - 264 pages – 19,95 euros

 

 

Le 20 janvier 1942, secrètement réunis à Berlin, dans une villa du lac de Wannsee, les dignitaires nazis définissaient « la Solution finale à la question juive ». C’est l’acte de création des camps d’extermination, dont l’objectif est la destruction industrielle des Juifs d’Europe au moyen des chambres à gaz. À Auschwitz, en Pologne, mourront de la sorte plus d’un million d’hommes,de femmes et d’enfants.
Il y a 70 ans, le 27 janvier 1945, une unité de l’armée soviétique pénétrait dans le camp, évacué de la plupart des déportés par les SS qui les avaient contraints aux terribles « marches de la mort ». Le monde découvrait alors le plus grand complexe de mise à mort d’êtres humains jamais conçu par d’autres hommes. Jamais, dans toute l’histoire de l’humanité, les assassinats massifs n’avaient été à ce point « taylorisés »…
Alors que les témoins encore vivants de l’abomination se réduisent aujourd’hui à quelques dizaines, Alain Vincenot a recueilli les témoignages de ceux qui n’en avaient pas encore tout dit…

 

Alain Vincenot, journaliste, écrivain, est l’auteur de La France résistante, histoires de héros ordinaires (Syrtes, 2004), Je veux revoir maman : des enfants juifs cachés sous l’Occupation (préface de Simone Veil, Syrtes, 2005), Les Larmes de la rue des Rosiers (préface d’Elie Wiesel, Syrtes, 2010). Les éditions de l’Archipel ont publié Vel’ d’Hiv : 16 juillet 1942 (2012) et Pieds-noirs : les bernés de l’Histoire (2014), qui recueillaient déjà des témoignages inédits.

 

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