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Gaby

Pour les longs week-end de mai 3

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LIVRES et Disques

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Putain de retraite !
De Antoine-Pierre Mariano – Editions Equateurs
172 pages – 14 Euros – ISBN : 978-2-84990-338-4
 
 
Antoine-Pierre Mariano a rêvé lui aussi de cet état de liberté. Il a cru au bonheur de l'oisiveté. Il a découvert l'horreur de la retraite, de cette exclusion dans une époque atteinte de "jeunisme". A travers son double, Benoît Saint-Gulliez, il décrit toutes les étapes du retraité : le pot de départ, l'abandon du costume et de la cravate pour le pantalon de velours, nouvel uniforme de l'inactif qui s'endort dans le confort.
Une vie consacrée aux courses, aux supermarchés, aux vacances avec des vieux, aux parties de bridge qui deviennent des compétitions sanglantes, à la philatélie, au bricolage. Un musée des horreurs pour celui qui se sent encore actif et en bonne santé. Ce petit pamphlet plein d'humour et de dérision dénonce l'un des lieux communs de notre époque : la retraite est un purgatoire avant l'enfer du déclin.
Retraités de tous les pays unissez vous pour continuer à travailler, à vivre tout simplement !
 
 
Antoine-Pierre Mariano a commencé comme garçon d'étage au Figaro avant d'en devenir l'un des rédacteurs en chef. Il a préféré continuer à écrire plutôt que de rejoindre le club des vieux ronchons.
 
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La Saison de l’ombre
De Léonora Miano – Editions Pocket
246 pages – 6,99 Euros - ISBN : 978-2-266-24877-8
 
« Le jour s'apprête à chasser la nuit, sur les terres du clan mulungo, les femmes dorment. Même les yeux fermés les femmes savent qu'il faut se garder des voix sans visage. Le Mal existe. Il sait se faire passer pour autre qu'il n'est. Cependant que faire sans certitude ? Un grand malheur vient de s'abattre sur le village. »Il n'y a pas d'époque, ni de lieu précis, nous sommes en Afrique sub-saharienne, quelque part à l'intérieur des terres, les fils aînés ont disparu, et les femmes en pleurs sont regroupées à l'écart de leur clan.
Quelle est cette catastrophe fondatrice ? Où sont les garçons ? Quelle est la responsabilité des mères ? Faut-il se mettre à la recherche des disparus et comment ? Doit-on accepter l'absence de sépulture ? Les hommes du clan Mulongo ne savent pas combattre, ils respectent la vie. Et pourtant, le Mal existe et il faudra bien y faire face. Peu à peu, au cours d'une quête au moins autant initiatique que réelle et dangereuse, les émissaires du clan, le chef Mukano épris de pouvoir, comme les femmes Eyabe, Ebeise, Ebusi, vont comprendre que leurs voisins, les Bwele, armés et vindicatifs, sont responsables de cette disparition de la chair de leur chair, ces garçons enchaînés et précipités vers la côte, capturés et vendus aux « hommes aux pieds de poule », ces étrangers venus du Nord.Le roman épique et sombre de Léonora Miano traite d'un sujet sensible, la traite négrière, et la complicité d'Africains ligués, par appât du gain, contre leurs semblables ou les peuples voisins.
Un roman historique sur la traite transatlantique ? Non, un roman-conte où l'histoire de l'Afrique sub-saharienne se drape dans une prose magnifique et mystérieuse, que marquent la religion, le mysticisme, la croyance, et « l'obligation d'inventer pour survivre », raconter des histoires, raconter jusqu'à ce que la nuit arrache le dernier conteur à son rêve.
 
Léonora Miano est née en 1973 à Douala, au Cameroun, où elle passe son enfance et son adolescence, avant de s'installer en France, en 1991. Elle est l'auteur de six romans, dont L'intérieur de la nuit (Plon, 2005), Contours du jour qui vient (Prix Goncourt des lycéens, 2006, Plon) et Les Aubes écarlates (2009), deux recueils de textes courts et un texte théâtral.
 
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La carte des Mendelssohn
De Diane Meur – Editions Sabine Wespieser
483 pages – 25 Euros – ISBN : 978-284805-191-8
 
Je savais que Felix Mendelssohn le compositeur (1809-1847) était le petit-fils de Moses Mendelssohn le philosophe (1729-1786), et longtemps je n’en ai pas pensé grand-chose. Un jour pourtant, j’ai pensé à l’homme qui avait été le père du premier et le fils du second. Quel merveilleux sujet de roman, m’étais-je dit alors. D. M.
Au retour d’un séjour marquant à Berlin, Diane Meur, fidèle à son goût pour les filiations, décide de mener l’enquête sur Abraham Mendelssohn, banquier oublié de l’histoire, qui servit de pont entre le Voltaire allemand et un compositeur romantique plus précoce encore que Mozart. Mais comment ne pas remonter d’abord à l’origine, à Moses, le petit infirme du ghetto, qui à onze ans maîtrisait Torah et Talmud, à quatorze ans partit seul sur les routes rejoindre à Berlin un professeur bien-aimé ? Comment, en pleines années 2010, ne pas se passionner pour cet apôtre de la tolérance, grand défenseur de la liberté de culte et d’opinion ? Et, accessoirement, père de dix enfants dont le banquier Abraham n’était que le huitième…
Happée par son sujet, l’auteur explore cette descendance, la voit s’étendre au globe entier et aux métiers les plus divers, jusqu’à une ursuline belge, des officiers de la Wehrmacht, un planteur de thé à Ceylan. Même quand on est, comme elle, rompue aux sagas familiales d’envergure, impossible de tenir en main cette structure : l’arbre généalogique se transforme en carte, La Carte des Mendelssohn, qui envahit d’abord la table de son salon, puis le projet lui-même.
Le roman devient dès lors celui de son enquête, une sorte de Vie mode d’emploi où la famille tentaculaire apparaît comme un résumé de l’histoire humaine. La romancière nous enchante par ses libres variations sur les figures les plus tragiques ou les plus excentriques, tout en nous dévoilant ses sources, sa chronologie, et en mêlant sa propre vie à la matière de son livre.
Tour de force d’un écrivain qui jamais ne perd le nord, La Carte des Mendelssohn finit par mettre à mal toute idée de racines, et par donner une image du monde comme un riche métissage où nous sommes tous un peu cousins.
Il est urgent de lire Diane Meur.
 
 
Diane Meur est née en 1970 à Bruxelles et vit à Paris.
Pendant ses études secondaires au lycée français de Bruxelles, elle prend l’initiative d’apprendre l’allemand.
Après deux années de classes préparatoires au lycée Henri IV de Paris, elle intègre l’École normale supérieure de la rue d’Ulm, en section lettres modernes. Hésitant entre germanistique, lettres modernes et histoire, très vite elle se lance dans la traduction.
Elle a notamment traduit Musique et société de Hanns Eisler (éditions de la Maison des Sciences de l’homme, 1998), les Écrits sur Dante d’Erich Auerbach (Macula, 1999), Léthé. Art et critique de l’oubli de Harald Weinrich (Fayard, 1999) et, aux éditions du Cerf en 2001, de Heinrich Heine, Nuits florentines, précédé de Le Rabbin de Bacharach et de Extraits des mémoires de Monsieur de Schnabeléwopski.
Après de longs mois consacrés à Heine, à un livre sur les techniques mnémoniques au Moyen Âge (Mary Carruthers, The Book of Memory, Macula) et à Figura d’Erich Auerbach (sur l’interprétation « figurative » de la Bible par les chrétiens médiévaux et le rapport complexe qu’elle établit avec le judaïsme, Macula), elle se lance dans La Vie de Mardochée de Löwenfels écrite par lui-même (Sabine Wespieser éditeur, 2002), son premier roman, qu’elle achève à la naissance de son troisième enfant.
Depuis lors, elle a publié trois romans chez Sabine Wespieser éditeur, Raptus (2004), Les Vivants et les Ombres (2007) et Les Villes de la plaine (2011), tous distingués par des prix et traduits dans plusieurs pays. En septembre 2015 paraîtra La Carte des Mendelssohn, magistral et tentaculaire roman épousant trois siècles de l’histoire allemande. Avec ce cinquième roman, conjuguant érudition, fantaisie et subversion, elle donne une nouvelle preuve de l’amplitude de son talent.
Elle a aussi poursuivi son travail de traductrice, notamment de Paul Nizon (La Fourrure de la truite et le Journal, Actes Sud, 2006 ; Le Livret de l’amour. Journal 1973-1979, Actes Sud, 2007 ; Le Ramassement de soi. Récits et réflexions, Actes Sud, 2008 et Les Carnets du coursier. Journal 1990-1999, Actes Sud, 2011), de Tariq Ali (Un sultan à Palerme, 2007 et Le Livre de Saladin, 2008, chez Sabine Wespieser éditeur), de Robert Musil (La Maison enchantée, nouvelles et fragments, Desjonquères, 2010), de Stefan Zweig (Lettre d’une inconnue, Flammarion, 2013 ; Amok, Flammarion, 2013 ; Vingt-quatre heures dans la vie d’une femme, Flammarion, 2013 ; Le Joueur d’échecs, Flammarion, 2013 et Romans, nouvelles et récits, Tomes I et II, La Pléiade, 2013) et de Tezer Özlü (La Vie hors du temps, Bleu autour, 2014).
 
 
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La Torah commentée pour notre temps  La genèse
De Harvey J. Fields – Editions Le Passeur
176 pages – 24 Euros – ISBN : 978-236890-016-1
 
Depuis 4000 ans, le judaïsme s’est développé autour des commentaires de la Torah (les cinq premiers livres de la Bible : Genèse, Exode, Lévitique, Nombres, Deutéronome). La discussion talmudique est marquée par une grande ouverture : une question répond à une autre question. La spécificité de cet ouvrage monumental, qui paraîtra en trois volumes, est d’associer des commentaires anciens et modernes, critiques et traditionnels comme les Targoumim, Rashi, Abravanel, Sarna ou Nehama Leibowitz.
Il pose des questions très contemporaines et tente d’y répondre en faisant dialoguer les commentateurs de tous les siècles. Il met en avant la voie du juste milieu prônée par la tradition juive. Le texte, organisé selon les versets de la semaine, est facile à utiliser par tous : jeunes et adultes, amateurs ou éclairés, juifs ou non, croyants ou non, ceux qui s’intéressent à l’étude de la Torah et ceux qui veulent s’inspirer d’une sagesse ancestrale pour élucider les grandes questions tel que : faut-il concilier la théorie du big-bang et la Genèse ? Comment définir l’honnêteté ? Peut-on allier justice et économie ? En France, aucun commentaire systématique de la Torah n’a été publié depuis trente ans.
Cette édition inédite en langue française manquait dans le corpus de la littérature juive actuelle, pour l’étude, l’approfondissement de sa vie spirituelle ou le simple plaisir d’être guidé dans la découverte d’une pensée religieuse en perpétuelle recherche.
 
Harvey J Fields est professeur universitaire, historien et écrivain. Ses articles sont parus dans de nombreux journaux et magazines aux USA. Il a obtenu son doctorat en histoire diplomatique américaine à l’université Rutgers. Il est aujourd’hui rabbin émérite de la synagogue de Wilshire Boulevard à Los Angeles, en Californie.
 
Du même auteur et la même maison d’édition
Tome 2 L’exode et le lévitique
240 pages – 24,90 Euros – ISBN : 978-236890-128-1
 
 
La Torah — première partie de la Bible (Genèse, Exode, Lévitique, Nombres, Deutéronome) — est un texte fondateur de notre civilisation. On y trouve des idées qui ont révolutionné le monde, des préceptes qui fondent le rapport à l’autre, des récits qui ont inspiré l’art dans toutes ses expressions et les grandes valeurs de la société occidentale. La Torah est d’emblée interprétation. Commentée dans le Talmud, appelé « Torah orale », elle l’a aussi été à tous les siècles jusqu’à nos jours. Exégètes, philosophes, penseurs, écrivains ont proposé des interprétations différentes, voire opposées. Qui a raison ? Qui détient la vérité ? La question reste ouverte.
 La Torah commentée pour notre temps associe des commentaires anciens et modernes, critiques ou traditionnels (Hillel, Shammaï, Rashi, Abravanel, N. Sarna, N. Leibowitz…). Cet ouvrage monumental tente de répondre aux questions contemporaines en faisant dialoguer les commentateurs à travers les siècles. Le texte, organisé selon les versets de la semaine, se veut accessible à tous : jeunes et adultes, amateurs ou éclairés, juifs ou non, croyants ou non. Cette édition en langue française d’un commentaire moderne et systématique de la Torah manquait dans le corpus de la littérature juive actuelle, que ce soit pour l’étude, l’approfondissement de sa vie spirituelle ou le simple plaisir d’être guidé dans la découverte d’une pensée en perpétuelle
recherche.

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